La laïcité : définition simple et exemples
La laïcité est l’un des principes de la République les plus présents à l’examen civique. En une phrase : l’État est neutre, et chacun est libre de croire ou de ne pas croire.
La définition en une phrase
La laïcité, c’est la séparation de l’État et des religions. L’État ne favorise aucune religion et garantit à chacun la liberté de conscience : croire, ne pas croire ou changer de religion.
La Constitution du 4 octobre 1958 l’inscrit dès son article 1er : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. »
La loi du 9 décembre 1905
La loi de séparation des Églises et de l’État est le texte fondateur de la laïcité. Ses deux premiers articles résument le principe :
- article 1er : la République assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes, dans le respect de l’ordre public ;
- article 2 : la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.
Le 9 décembre, date de la loi, est la journée de la laïcité. En Alsace et en Moselle, qui n’étaient pas françaises en 1905, un régime particulier des cultes s’applique toujours.
Neutres : l’État et ses agents
L’obligation de neutralité s’applique à l’État et aux services publics : mairie, école publique, hôpital public, préfecture. Les agents publics ne doivent pas montrer leur religion dans leur travail, et ils traitent tout le monde de la même façon.
Libres : les usagers
Les usagers, eux, sont libres. Vous pouvez porter un signe religieux à la mairie ou à l’hôpital. Il y a deux limites principales :
- à l’école publique, les élèves ne peuvent pas porter de signe religieux ostensible (loi du 15 mars 2004) : un signe discret est permis ;
- dans l’espace public, il est interdit de dissimuler son visage (loi du 11 octobre 2010). Cette règle relève de l’ordre public et s’applique à tous.
Trois exemples concrets
- Un agent de mairie porte un signe religieux visible pendant son service : ce n’est pas permis, car il doit être neutre. Vous, usager, pouvez en porter un.
- Votre ami veut quitter sa religion et sa famille le menace : la liberté de conscience le protège, et les menaces sont punies par la loi.
- La commune veut financer la construction d’un lieu de culte : en principe, la loi de 1905 l’interdit. L’entretien d’un monument religieux classé au patrimoine peut, lui, être financé.
Sources
- Constitution du 4 octobre 1958, article 1er ; loi du 9 décembre 1905 ; loi n° 2004-228 du 15 mars 2004 ; loi n° 2010-1192 du 11 octobre 2010, sur legifrance.gouv.fr
- Livret du citoyen, ministère de l’Intérieur (édition mai 2026), partie « principes et valeurs »
Les questions de l’examen civique sur ce sujet
- Qu’est-ce que la laïcité ?La séparation de l’État et des religions, la neutralité de l’État et la liberté de conscience pour tous.
- Que garantit le principe de laïcité ?La liberté de conscience : chacun est libre de croire, de ne pas croire ou de changer de religion.
- En quelle année la loi de séparation des Églises et de l’État a-t-elle été votée ?En 1905 (loi du 9 décembre 1905).
- Selon le principe de laïcité, que signifie la neutralité de l’État ?L’État ne soutient aucune religion et traite tout le monde de la même manière, quelles que soient ses croyances.
- Qui doit respecter et veiller à la neutralité religieuse dans les services publics ?Les agents publics (fonctionnaires et personnels des services publics).
- Quel symbole religieux peut être porté dans une école publique dans le respect de la laïcité ?Un signe discret.
- Quel jour célèbre-t-on officiellement la laïcité en France ?Le 9 décembre.
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